J’ai vu

cette génération de rêveurs devenir vieille, ridée, amére

ceux qui attendaient là,  priant  maintenant que leurs enfants deviennent

ceux qui, high on weed, espéraient que leur musique traverserait cet hameau

ceux qui maintenant engendraient

ceux qui voulaient des universités un savoir, une culture celle la même déversée par des professeurs, eux-mêmes  loosers, croyant à ces torrents de connerie débités à la minute devant un auditoire béat, attentif et prostré devant les peurs superstitieuses d’un enseignant insignifiant

Meursault,  Meursault cette ignorance

ceux qui, ex hipsters, attendaient religieusement à 4 heures d’apercevoir le visage de leurs progénitures, seul espoir dans leur existence morne, monotone, leur ventre proéminent pointé vers ce nouveau futur qui apportait déjà l’espérance d’un recommencement

celles  qui peinturlurées de rouge,  visages blasés, déformés par la rancoeur et l’amertume, défiant le temps, font de leurs enfants des singes savants à force de répétitions, de cris, de claques, de menaces espérant silencieusement que celui-ci ne soit pas comme le géniteur

ceux qui dans un coin,  ne sachant articuler, finissent leur pint of Carling, de la merde sortant et rentrant de leur bouche quoi qu’ils fassent, tels des nourrissons ne faisant aucune différence entre le bon et la pourriture, ayant pour femme des mères les détruisant silencieusement, souriantes, sereines  et sures  que cette odeur putride laissée sur le passage de ceux qui partagent leur lit sera finalement de courte durée

ceux qui pensent que naïvement tout est sain, tandis que, lentement leurs corps s’infectent, leurs sourires s’éffacent, leurs yeux s’affaissent, leur corps se plie, poids de rêves non consommés, d’amours insipides, d’ambitions inéxistantes

ceux qui dont l’enfance ne les a éffleuré, déja vieux, sérieux, ennuyeux et mornes dés ce premier cri, la vieillesse les ayant déjà rattrapée avant même d’avoir été jeune

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