Another Brick in the Wall

Les réunions parents-élèves ont toujours été une grosse crise d’angoisse. La déception des parents, la moue dégoutée des profs et leur acharnement à vouloir trouver le mot juste pour décrire votre petitesse, votre inexistence et  votre futur. Je ne sais pas ce qui était le plus dur : le chemin du retour ou celui de l’aller.

A l’aller ils ne savaient toujours pas, par contre, nous nous savions. Et l’attente est lourde.

Au retour, nous avions tous été mis au parfum et après le rabaissement moral organisé (très minutieusement) par les profs une correction physique nous attendait très souvent.  Je les ai détestés, longtemps. Tous. Leur savoir, leurs critiques, leur condescendance. Assholes.

Bien sur ces réunions ne se passaient pas aussi mal pour la plupart. Et ceux-là, je les détestais aussi et surtout la mine réjouie des parents face aux compliments sans fin faits sur leur progéniture. C’est drôle aussi. Comment une situation peut elle être tellement difficile pour certain alors que pour d’autres, au même moment, c’est une rigolade? Détester??  Ah non pas vraiment. Nous n’avions pas le temps, juste celui de se raccrocher aux restes de notre estime, celle-là même qui nous ferait devenir, malgré tout.

Bref, je veux dire, si les parents ne croient pas en nous, ca a mal commencé. Ce n’est pas la fin non plus.

Estime de soi ????

Tu vas en chier.

Mais ne dramatise pas.

If England is calling, ne reponds pas !

Nous sommes des enfants. Je suis une enfant. Quand j’explique la situation, je sais que l’on pense que c’est immature de vivre ainsi. D’ailleurs il faudra perdre cette habitude de vouloir tout expliquer, de s’expliquer, toujours. C’est comme s’excuser  de mal comprendre, de mal parler, de mal écrire, d’être en retard, d’être là. Ça ne se fait pas, ou c’est le contraire qui n’est pas poli. Je ne sais plus .Les choses changent, parfois, j’ai du mal à suivre.  Enfin en final je ne comprends pas, ils n’entendent pas. Maintenant console toi !

Well who cares.

Toujours est-il que me voila repartis. Mon retour va en rassurer beaucoup sur l’impossibilité de faire ce que l’on veut. Je vois d’ici leurs mines satisfaites aux sourires de vainqueur accompagnées d’un  » on ne fait pas ….  » ah merde mon sourire est plus grand. Je reviendrai. Et j’irai ailleurs aussi.

En passant par la France j’éviterai peut-être le choc thermique par contre psychologiquement ça va être le bordel. C’est pas sure que tout soit lisse. Il faut dire l’Angleterre n’est pas une destination sexy. Certaines choses vont manquer.

Image

Image

et aussi ça

Image

Mais je vais retrouver

ImageImageImage

Ce n’est pas si grave.

I’m fucked